vendredi 20 avril 2018

C'est au nom de Jésus le bon Pasteur que l'Eglise fait avancer l'humanité au bonheur du ciel.


Alors, pourquoi l'œuvre salutaire de Dieu à notre égard nous guide dans le temps comme cela fut au passé comme au présent et à l'avenir ? Comment y consentir ? Pour que notre intelligence du cœur puisse être accompagnée par le Seigneur, il est fondamental qu'il y ait eu un point de départ vrai marquant dans le temps, dans l'espace et sur la terre.   Prenons ce qui s'est passé et gardons-le en mémoire. Dans l'Evangile, saint jean écrit: « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique. Ainsi tout homme qui croit en Lui, ne périra pas mais obtiendra la vie éternelle » (Jean 3,15). C'est pour cela notre cœur et notre esprit sont animés vers Dieu, car éternel est l'amour du Seigneur. : « Mieux vaut s'appuyez sur le Seigneur que de compter sur les hommes ; mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur que de compter sur les puissants ! ».(Ps 117,9) Aujourd'hui comme hier, Dieu nous invite à le connaître et reconnaître sa délicatesse, sa tendresse et sa confiance à notre égard comme cela fut aux disciples que Jésus a appelés et à ceux qui l'ont suivi. Il a nommé Pierre comme son successeur. Jésus lui a confié l'œuvre de la Nouvelle Alliance. Et pourtant Pierre l'avait renié par 3 fois, mais par 3 fois Jésus ressuscité a reçu sa confession en lui demandant m'aimes-tu ? L'œuvre de Dieu est bâtie depuis toujours sur l'unité de la Foi et de la communion. Le Pape François, successeur de saint Pierre et de tous les autres Papes, continue ainsi la mission du Seigneur. L'Eglise par ses pasteurs et tous les fidèles sont universellement ajustés et agissants par Jésus le Bon Pasteur. Il est la Vérité et le Salut de tous les hommes. Nous sommes tous des pécheurs, Jésus nous connaît et il nous dit comme à Pierre : « m'aimes-tu ? ». L'amour miséricorde que Dieu a pour nous est donc une vraie grâce. C'est cette grâce qui appellera, hier comme aujourd'hui, les pasteurs de l'Eglise, serviteurs du Christ, ordonnés aux Christ. Et ce n'est pas conforme à l'Esprit de Dieu de regretter au sein de l'Eglise, le Pape ou l'évêque d'hier ou attendre celui de demain pour se dispenser d'écouter et d'obéir à ceux en poste aujourd'hui. Le successeur de saint Pierre reçoit sa charge directement du Christ le Bons Pasteur. Il suffit pour être convaincu d'écouter Jésus qui parle au nom de son Père : « Celui qui est uni à moi, celui-là donne beaucoup de fruit. C'est que sans moi, vous ne pouvez rien faire. » (Jean 15,5).
Oui, Il est remarquable de noter que l'œuvre de Dieu traverse le temps sans être arrêtée par les mouvements politiques, idéologiques et autres qui gouvernent les pays du monde. Au contraire Dieu leur fait entendre ce qu'est la liberté, la fraternité, la justice et la paix. Jésus fait alliance aimant toute personne, parlant à tous. Il confie à ceux qui savent pour ceux qui ne savent pas, que Dieu son Père l'aime. Il aime pour la vie éternelle. Recevoir cet élan est notre guide. C'est recevoir  aussi la promesse et la bénédiction de Dieu qui nous désire à son côté pour la vie éternelle. L'antienne de la messe nous le confirme : « Dieu éternel et tout-puissant, guide-nous jusqu'au bonheur du ciel ; que le troupeau parvienne, malgré sa faiblesse, là où son Pasteur est entré victorieux. »               Michel d'Aleman, diacre

LES MESSES DE L'ASCENSION

Mercredi 9 Mai- 18h- Jeudi 10 Mai- 9h30 et 11h-

Le pape François publie sa 3e exhortation apostolique « Gaudete et exultate » (la joie et l'allégresse) qui a pour thème « l'appel à la sainteté dans le monde actuel. Choisissant le nom de St François et se mettant dans son sillage, il veut « reconstruire l'Eglise dans le sens d'une réforme spirituelle avec Dieu au centre. « Le Seigneur demande tout et ce qu'il offre est la vraie vie, le bonheur pour lequel nous avons été créés. Il veut que nous soyons saints et il n'attend pas de nous que nous nous contentions d'une existence médiocre, édulcorée, sans consistance »...                     à lire absolument


vendredi 13 avril 2018

C'est bien lui et il est tout autre....


A quoi reconnait-on quelqu'un, sinon à son corps, à ses traits de visage, à l'intonation de sa voix à son regard ? Et quand « le Ressuscité » apparait, il se présente aussi sous ses traits physiques ; « voyez mes mains et les pieds, c'est bien moi, touchez-moi » (Luc 24, 35-48). Et pourtant ! Il nous aussi scruter « le mystère du Ressuscité » car il ne se réduit pas à son corps.
Cette ambivalence entre ce repère incontournable d'humanité assumée qu'est son corps  et « son corps glorifié », habite les croyants de puis « l'Evènement » de ¨Pâques ! Il faut « tenir les deux » comme toujours. On ne peut aimer Dieu sans son prochain et on ne peut confesser le Ressuscité sans « la gloire qui nous dépasse ». Les nombreux récits d'apparitions du Ressuscité, tout au long du temps pascal, vont nous le rappeler sans cesse, et nous interpeler sans cesse. Alors, comme une invitation, un appel, nous voici acculés à « cette recherche » et à « cet acte de Foi » dans nos propres vies...
Si d'aventure, il m'arrive de ne pas être complètement entraîné par le mal, ce n'est pas parce que je suis meilleur ou plus fort que les autres, c'est peut-être à cause d'une mystérieuse force que, parfois, on reçoit, on ressent et qui nous rend plus fort « de la force de Dieu » ? Si, parfois, je me surprends à ne pas être tout à fait abattu par un visage de souffrance et d'épreuve dans ma vie ou chez les miens, et si je trouve ce secret espoir de la traverser et d'en sortir  mystérieusement  grandi ou transformé, c'est peut-être un signe secret en moi d'une présence et d'une action qui me dépasse ? Il m'est arrivé de rencontrer ou d'accompagner tant de chrétiens sur ce chemin « de la lecture mystérieuse  de leur vie », que j'ose dire qu'elles sont « travaillés », « habités », mystérieusement transformés...C'est une grande mission, pour l'Eglise, et donc tous ses membres, de s'attacher à « cette présence » et de la révéler au monde comme celle qui transforme et peut transfigurer tant de situations concrètes de  vie ! Le savez-vous et le faites-vous ?
Père Michel Pagès

On a essayé par la violence, il a continué avec l'amour...


On a essayé par les crachats, il a continué dans le silence. On a essayé par le mensonge, il a continué dans la transparence. On a essayé par les coups, on a essayé par les pièges, il a continué...On a essayé par l'envie d'abandonner qui s'empare de chacun lorsque vient la panique devant l'inutilité de toute action, il a continué dans la confiance en la volonté du Père. On a essayé par le ridicule, il a continué dans la dignité, avec le manteau rouge sur l'épaule, comme les fous. On a essayé par les clous, il a continué avec le pardon. On a essayé par la solitude de l'extrême angoisse des condamnés, il a continué en se remettant entre les mains du Père. Alors, on a essayé par la mort, car la mort, c'est connu, est la solution finale. Personne ne peut aller au-delà, car la mort, c'est connu, est l'ultime puissance, l'obstacle dernier sur lequel chacun trébuche, même le plus grand, même le plus saint, même le Fils, fût-il « le Bien-Aimé de Dieu ». Mais il a continué, animé par l'amour du Père, il est entré dans la mort comme on entre dans un obstacle qui verrouille le passage. Il a ét brisé, éclaté, son corps et son esprit ont été déchirés. Mais il a continué et il est passé, le Père l'a maintenu debout. C'est fait à jamais, la mort est définitivement entamée et l'entaille ira grandissant, car désormais, la mort a perdu son pouvoir. 
 Pour l'éternité, le passage est dégagé, c'est Pâques pour toujours.      Père Charles Singer

vendredi 6 avril 2018

« Il leur montra ses mains et son coté » (Jean 20, 19-31)


Pourquoi « ces traces », « ces blessures » ? Elles ne sont pas des « preuves » car ce n'est pas le sujet, mais comme « une évidence », comme « dans la nature des choses », parce qu'elles ne peuvent être absentes de Jésus qui a accepté ce chemin pour montrer comment il a aimé et comment il aime. La Résurrection a « relevé » son corps mais ce corps est à la fois, sa personne et le « tout autre ». « Ces traces », « ces blessures » sont celles de l'amour et l'amour ne meurt pas. Car on ne peut aimer sans son corps, d'une façon ou d'autre. Quelle que soit notre vocation, le corps est là, pour assumer les joies et les épreuves. L'amour engendre ses propres blessures, jusque dans le corps et le plus grand amour c'est de « se donner » et « de porter ». Jésus Ressuscité est aussi reconnu par « les traces », « les blessures » dans son corps qui fut celui du supplicié et du crucifié. Sans cela, Jésus ne serait pas Jésus. Jésus invite Thomas à en faire le constat, mais il lui faut peu de temps pour le comprendre. Là, se dit notre Espérance et elle est immense !
Nos corps aussi, dans la joie ou dans l'épreuve, sont promis à la résurrection. Et nos « blessures » aussi, seront comme « transformés » (préface des défunts) dans la mesure où elles sont « des blessures de l'amour ». C'est dans cette mesure, où comme St Paul, nous pouvons dire ; « Avec  le Christ, j'ai été crucifié, je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le christ qui vit en moi. Ce que je vis aujourd'hui dans la chair, je le vis dans la Foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et s'est livré pour moi » (Galates 2,20)           Père Michel Pagès
Dieu de Miséricorde infinie, tu ranimes la Foi de ton peuple par les célébrations pascales. Augmente en nous ta grâce pour que nous comprenions toujours mieux quel Baptême nous a purifiés, quel Esprit nous a fait renaître et quel sang nous a rachetés. Par Jésus le Christ notre Seigneur, Amen.