vendredi 12 janvier 2018

Le Bulletin Paroissial de la semaine prochaine


Le bulletin de la semaine du 14 au 20 janvier 2018 vous attend ici

« RÉSISTE »...

Trouver Dieu dans sa vie, ce n'est pas « organiser » ou « faire tourner les choses », c'est d'abord, être attentif à ce que Dieu fait ou veut faire dans notre vie et dans  la vie des personnes ! Là est la mission de l'Eglise. Certes, il faut bien « organiser » mais il faut surtout être attentif à éveiller chez chacun et chacune, « le désir de connaître» et d'avancer. L'aventure du jeune Samuel  (I S 3, 3-19) nous rappelle que ce n'est pas si simple, car lorsque Dieu prend la parole dans sa vie, il la confond avec la voix d'un homme...
Le récit évangélique nous parle de ces choses (Jean 1, 35-42) mais  c'est Jésus qui  nous l'apprend. En quelque sorte, « deux disciples » s'étaient trompés. Ils s'étaient fait « disciples de Jean le Baptiste », et ce n'est pas rien, fascinés par sa parole authentique, mais ils ont un doute ; « es-tu celui qui doit venir ? ». Jean est clair, et il désigne Jésus « l'agneau de Dieu ». Curieuse définition, ils sont davantage intrigués et se mettent à le suivre...sans doute attendent-t-ils « autre chose ». Et voilà que Jésus,  se retournant dit, « que cherchez-vous ? ». C'est un moment crucial que celui-là où l'on est comme acculé à dire quelque chose de notre attente, de ce qui, peut-être brûle notre cœur...Alors, les deux disciples osent : « Où demeures-tu ? » Et les voilà qui s'entendent dire : « Venez et vous verrez ». Car Jésus connaît le cœur de l'homme et ne veut pas rester caché, il les invite à aller chez lui, avec lui. Il ne donne pas « sa carte de visite » et ne renvoie pas « aux calendes grecques », il les invite à le connaître vraiment. « Ils allèrent donc avec lui, ils virent où il demeurait et restèrent auprès de lui ». Sans s'en rendre compte, quelque chose s'est passé dans leur vie, dans leur cœur, au point que Jésus va changer le nom de l'un deux, « Tu es Simon, fils de Jean, tu t'appelleras Kepha, ce qui veut dire Pierre ». Changer de nom, c'est changer de vie, c'est changer de destinée, c'est une nouvelle identité, c'est un ouvreau chemin...
Non, ce cheminement n'est pas réservé à Pierre ou à quelques-uns seulement, c'est la base du cheminement chrétien. Comme prêtre, je sais trop ces choses ! Tant de personnes tâtonnent, s'interrogent, sont déçus de ceci ou de cela et cherchent « autre chose » pour « remplir leur vie »...
Curieuse actualité que celle du décès de France Gall qui, quoique ne se référent pas explicitement à la Foi Chrétienne, dans sa chanson « Résiste » évoque ces choses à sa manière... « Quand le matin tu te lèves sans savoir où tu vas, résiste, prouve que tu existes, chercher le bonheur partout, va, refuse ce monde égoïste, suis ton cœur qui insiste, tant de libertés pour si peu de bonheur, si tu réalises que l'amour n'est pas là, que le soir tu te couches sans aucun rêve en toi, résiste »...  A vous regarder, à vous servir, je sais ces choses, je connais un peu « l'âme humaine » avec sa part d'ombre et ce désir de se vouloir sur « le bon chemin ». Cet évangile ne nous dit pas autre chose que de nous mettre sur cette route où l'on sait « que la vie est plus que la vie », « que la mort n'a pas le dernier mot », « qu'il vaut la peine d'oser avec Dieu maintenant »...Cherchez bien dans votre vie et surtout ne craignez pas de « suivre cette route », « résistez et découvrez »...  Père Michel Pagès

jeudi 11 janvier 2018

Concert

Vendredi 26 Janvier 2018 à 20h30
Grand concert à l'église Saint Joseph de Toulouse
PHILHARMONIA TOLOSA
Chœurs de l'Université de Toulouse
Chorale La Villanelle
50 instrumentistes et 80 choristes
Direction de David Godfroid- Soprano Argitxu Esain- Alto Catherine Alcoverro
Au programme : ELGAR, BRAHMS, VIVALDI, MENDHELSSHON
Tarif : 15 euros - Réduits 8 euros


vendredi 5 janvier 2018

JÉSUS SE MANIFESTE ET DÉRANGE...

Le moins qu'on puisse dire c'est que la venue des mages ne fait pas l'unanimité et que la joie qu'ils apportent « d'ailleurs », à la venue de « cet enfant » n'est pas tout à fait celle « des locaux » : « en apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude et tout Jérusalem avec lui » (Matthieu 2, 1-12). Cela ne vous rappelle rien ? De la même manière, au moment de sa vie publique comme aux heures de sa passion, Jésus suscitera « la même inquiétude ». Voici donc que, celui qui qui vient sauver son peuple, est d'abord ressenti comme une menace, une gêne, un soupçon. Le langage des mages ajoute à l'inquiétude : « Où est le roi de juifs qui vient de naître, car nous avons vu son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui ? ». Pour eux, c'est clair, il est « roi » et leur parole ajoute encore à la peur de ceux qui exercent le pouvoir en Israël. C'est donc bien un fait, Jésus dérange ! Comme elle semble loin la « paix de la nuit de Noël » ! Comme il paraît loin l'émerveillement de beaucoup à l'heure de sa naissance !
Comment, alors, entendre cette fête de « l'Epiphanie », de « la Manifestation » ? Sans doute comme l'affirmation claire que le message du Christ est pour tous et pour toutes les cultures. Mais aussi qu'il ne cesse de déranger sur les valeurs qui portent le monde et le bonheur que Jésus annonce ! Nous sommes parfois inquiet sur l'avenir du monde et soucieux de l'accueil du Salut que Jésus apporte. Peut-être faut-il nous demander si nous sommes de ceux qui se réjouissent de la venue de Jésus en nos vies ? Peut-être faut-il réveiller notre capacité à l'émerveillement ? Mais en même temps, prendre acte que Jésus a dérangé et dérange toujours en ce monde. Qu'il bouscule tant de choses qui sont « du monde » alors qu'il vient nous dire que « nous sommes de Dieu » ! Peut-être faut-il ne pas nous en inquiéter trop mais grandir dans la fidélité à sa personne, à son message, à ses promesses ! Plus les historiens avancent dans la recherche du Jésus historique et plus ils sont conscients qu'il échappe à toutes les caricatures mais qu'il appelle et dérange...  Père Michel  Pagès

Fais de nous des étoiles...

Tu me dis, Seigneur : « donne à chacun le droit au pain et au respect et tu seras une étoile de partage ».
Tu me dis Seigneur : « Comble les ravins de haine et de jalousie qui séparent les vivants et tu seras une étoile de pardon ».
Tu me dis, Seigneur : « Annonce que tout vivant, de n'importe quel pays, de n'importe quel péché, de n'importe quelle intelligence, de n'importe quel travail, est l'enfant précieux de Dieu, de la même famille que toi et u seras une étoile d'accueil ».
Fais de nous des étoiles, Seigneur, des étoiles si brillantes dans le noir de la terre, qu'on y trouve ton sourire d'amour éclairant tous les habitants de la terre.       Charles Singer

vendredi 29 décembre 2017

Où commence le Salut ? Là où commence la vie !

Et cette vie commence sur terre. Par conséquent, c'est dès cette terre que le Christ est Salut face à tous les peuples. Le Salut vient à l'homme en prenant l'étape de l'enfant, comme un commencement qui met toute la vie en mouvement. Le Christ vient sauver notre vie de tous les jours et c'est chaque jour qu'il vient dans l'homme. Dès à présent, le chrétien, uni au Christ, vit dans son être cette tension qui le tire vers le Père mais aussi le tire vers son ordinaire.
L'Eglise a choisi la figure de Syméon pour cette fête de la Sainte Famille (Luc 2, 22-40), justement parce que le Salut apporté par le Christ, s'insère dans notre vie réelle la plus quotidienne, et  dont la vie familiale est le symbole le plus humain. Mais aussi parce que la famille est la première réalité humaine où s'incarne le Salut. Elle est le premier tissu humain dans lequel s'exerce la tension entre l'amour et le refus, le don de soi et l'égoïsme. Le Christ Sauveur lui apporte l'énergie capable de sauver l'amour et la vie.
Pour que nos familles soient des lieux privilégiés d'accueil à l'amour du Christ en nous rendant plus solidaire de tous les hommes....
Pour l'Eglise, famille des disciples du Christ, afin que par le souci de l'unité et de l'entente, les chrétiens témoignent devant les peuples de la réalité du Salut et de la Paix que Dieu donne...
Pour les familles qui sont dans l'épreuve, la maladie, la mésentente, la misère, l'inconduite, le deuil, les accidents de la vie...afin qu'elles trouvent dans la Foi au Christ Sauveur, force et courage, paix, soutien et lumière...

Prière de début d'année...

Accordez-moi, Dieu miséricordieux, de désirer ardemment ce qui vous plait, de le rechercher prudemment, de le reconnaître véritablement et de l'accomplir parfaitement, à la louange et à la gloire de votre nom. Mettez de l'ordre en ma vie, accordez-moi de savoir ce que vous soulez que je fasse, donnez-moi de l'accomplir comme il faut et comme il est utile au salut de mon âme. Accordez-moi, Seigneur mon Dieu, une intelligence qui vous connaisse, un empressement qui vous cherche, une sagesse qui vous trouve, une vie qui vous plaise, une persévérance qui vous attende avec confiance et une confiance qui vous embrasse à la fin. Amen      Saint Thomas d'Aquin

vendredi 22 décembre 2017

RÉJOUIS-TOI...

Qui ignore cette sublime salutation de l'envoyé de Dieu près de Marie ? Et quelle que soit la traduction « Je te salue, comblée de grâce » ou « réjouis-toi, comblée de grâce » (Luc 1, 26-38), elle dit quelque chose d'essentiel de « la manière » de Dieu et de son projet, ceci ;  Dieu fait toujours le premier pas ! C'est lui qui dérange, sollicite, appelle, se déplace, manifeste son attente auprès de « sa créature ». Et c'est encore lui qui, d'une manière souvent inattendue, fait irruption dans une vie, mais jamais sans notre « oui ». Marie en est l'illustration parfaite, mais il nous est  dit par elle, que c'est en chaque créature que Dieu veut accomplir son œuvre et donc en chacun de nous...
A quelques heures de l'évènement de Noël, voilà ce qui est dit à chacun de nous ; Dieu, veut, en toi, accomplir son œuvre ! Le sais-tu ? Entends-tu ?
Et le dialogue est toujours en cours, il n'est pas achevé, car l'amour que Dieu manifeste ainsi, ne force personne, ne s'impose pas, ne met pas devant le fait accompli, propose, touche parfois au plus profond, mais c'est encore pour solliciter la liberté de la réponse.
Marie, « débordée de toute part » par ce message d'amour, profondément libre, donne son consentement, son oui, son fiat, sa réponse. « Je suis la servante du Seigneur ». Rien de soumis ni de forcé, mais une réponse libre et joyeuse, qui construit et ouvre un avenir...L'Eglise aime à nous faire contempler Marie en ce moment, en ce dialogue. Mais c'est pour nous dire ; et toi, que dis-tu ? Que veux-tu ? Sur quoi veux-tu construire ta vie ? Ecoutes-tu autre chose que toi-même ? Questions essentielles, mais qui passent par une confiance, une réponse à une invitation qui veut solliciter un « oui » libre et généreux. A la manière de Noël, sommes-nous capables de dire ; « il y a toujours une place pour toi » ?  Quand, Dieu, en Jésus, nous demande de l'accueillir, c'est-à-dire, son projet sur nous, mais pas sans nous, la confiance qu'il attend et les fruits qu'il promet...Puissions-nous le comprendre ; « que tout se passe pour moi selon ta parole ».... Père Michel Pagès

Dis-moi où est ton Espérance ?

La Paroisse Saint Joseph a à cœur de proposer à chacun, un souci de réflexion et de compréhension de sa Foi, une ouverture à la culture. La fidélité d'une feuille paroissiale, les prédications écrites, les propositions de conférences, de pèlerinages et de concerts vont dans ce sens. Il reste à chacun de se sentir responsable et un peu volontaire. « Etre disciple missionnaire » n'est pas un slogan de plus. On est « disciple » quand on fréquente Celui en qui on croit et que l'on veut progresser avec lui.  On est « missionnaire » quand on prend au sérieux cette proximité et qu'on veut la partager.
La conférence de l'Avent, avec le diacre Philippe Foro, nous a proposé un regard historique réaliste sur « notre rapport au monde » au travers de « la laïcité », avec ses défis, ses aléas, la réalité des personnes, les contextes historiques...Au final, il y a comme un appel à « faire valoir » son Espérance au fil des siècles et pas seulement à apostropher tel ou tel. Cette conférence a réuni une petite centaine de personnes, c'est bien mais pas assez, au regard des enjeux. Le Carême, en doyenné sera une suite avec le thème de « l'Espérance chrétienne à comprendre et à vivre », au travers de 3 parcours ; les promesses de la Bible, la réalité de la science et notre vocation à la vie éternelle. Mais voulez-vous réellement vivre et cultiver votre Espérance ?


lundi 18 décembre 2017

CONCERTS

Mardi 19 Décembre- 20h30  CONCERT DE NOEL « la magie de Noël »
avec l'Ensemble « Le Petit écho » (Vivaldi, Bach, Haendel, Saint Saens...)
  entrée libre au profit de l'association « Anak tnk »  

Vendredi 22 Décembre- 20h30- GRAND CONCERT DE GOSPEL 
- « SOULSHINE VOICES and THE GOSPEL CHOIR »

vendredi 15 décembre 2017

LES FETES DE NOEL à SAINT JOSEPH

SAMEDI 23 DECEMBRE-
16h à 17h45 (avant Messe de 18h)- PERMANENCE DES CONFESSIONS à l'église 
DIMANCHE 24 DECEMBRE 9h30 et 11h MESSES du 4e de l'Avent
DIMANCHE 24 DECEMBRE
21h30    VEILLEE et MESSE DE « LA NUIT DE NOEL » 
LUNDI 25 DECEMBRE
9h30 et 11h   MESSES DU « JOUR DE NOEL »


C'est Noël toute la vie...

Ce qui m'étonne, ce n'est pas la guerre, c'est la Paix qui vient. Ce ne sont pas ceux qui désespèrent, ce sont ceux qui encore espèrent. Ce ne sont pas les incroyants, ce sont ceux qui deviennent croyants. Ce qui m'émerveille, ce n'est pas que Dieu se soit fait homme, mais que l'homme soit fait pour lui. Ce n'est pas que Dieu soit éternel, c'est qu'il s'offre à moi, aujourd'hui. Ce n'est pas que Dieu soit grand, c'est qu'il se soit fait enfant. C'est que Dieu donne la vie et qu'il l'ait reçue de Marie. C'est qu'il est venu chez nous afin que nous allions chez lui.       Mgr Guy Deroubaix

QU'EN EST-IL DE VOTRE ATTENTE ?

Vous avez été nombreux à me demander de rappeler les convictions du Patriarche latin de Palestine, Mgr Marcuzzo. Il faut les recevoir en pensant à la réalité fragile de la terre sainte, mais il faut les recevoir, tous et chacun, au niveau concret de sa vie de chrétien : « Soyez fier et fidèle à votre Foi , « Restez ouvert aux autres », « Cherchez toujours la paix ». Je vous exhortais à vivre cela pour rester authentiquement  témoin de Jésus, au risque de passer à côté de l'essentiel. Cette nouvelle étape de l'Avent, que l'on qualifie de «Gaudete » «Réjouissez-vous », remet devant nous, la figure de Jean Baptiste. S'il est une conviction qui l'habite, c'est celle de la venue du Sauveur. Toute sa vie et sa mission sont « annonce » de cette venue. En écho, c'est l'assurance de toute l'Eglise qui nous est signifiée ; « Le Seigneur vient » ! Sans cela, l'Eglise n'est plus l'Eglise, si elle est plus assurée d'une présence et d'un retour qui sauve !
Voilà l'interpellation à accueillir « dans la joie/Gaudete », pas dans l'inquiétude : Qu'est-ce que j'attends de la vie, de ma vie, des autres, de Dieu, de Jésus qui vient ? Suis-je si sûr que sa venue est celle qui va emporter et récapituler toute ma vie, mes réussites et mes échecs, mon Espérance ? Suis-je si sûr de mettre ma vie dans cette perspective ou suis-je simplement emporté par les aléas de l'histoire, des évènements et des modes ? Tout, dans le parcours de l'Eglise, nous apprend que c'est dans cette dynamique qu'elle a été fidèle à sa mission. Dans cette promesse qu'elle a puisé le secret de sa joie. Et c'est énorme « le secret de la joie » dans un monde toujours inquiet et fragile ! Dans cette assurance qu'elle a progressé et fait progresser le monde en humanité. Je sais, nous restons souvent sourds à sa Parole, nos yeux sont souvent aveuglés par la moindre contrariété, nos cœurs s'alourdissent et sont lent à croire, et puis les habitudes, les soucis...Au cœur de la Messe, se cache un secret ; une Présence « qui va de toujours à toujours » et qui a vocation à « donner du fruit », alors appelez-le et recevez-le «car Il vient », là est déjà « votre joie » !          Père Michel Pagès

lundi 11 décembre 2017

Conférence

Vendredi 15 Décembre- 20h30- salle paroissiale de Saint Joseph
GRANDE CONFERENCE PAROISSIALE DE L'AVENT
par le diacre Philippe Foro, historien
sur le thème « chaud » du rapport des chrétiens au monde et à la laïcité
(histoire et perspectives)  Tout sauf ennuyeux !

vendredi 8 décembre 2017

UNE HISTOIRE DE CHEMIN...

La première étape de l'Avent nous parlait du « retour du Seigneur » (Mt 13, 33) en nous exhortant à « veiller et à prier ». Nous apprenons aujourd'hui, qu'il y a un « chemin » à découvrir et «à préparer ». L'évocation de Jean Baptiste qui, « à travers le désert, prépare, à sa façon, le chemin du Seigneur, est explicite. Surprenantes foules qui quittent la ville de Jérusalem pour « courir au désert » entendre la voix de cet homme qui « annonce le chemin ». Et voilà que Jean le Baptiste, lui-même, s'efface devant celui qu'il annonce, pour nous dire « qu'il est le chemin ». Jésus n'a cessé de marcher sur les routes de Galilée et d'ailleurs pour annoncer « le chemin qui sauve et qui passe par sa Pâque », en révélant « qu'il est le chemin, et que nul ne va vers le Père sans passer par lui » (Jn 14, 6) en nous montrant ainsi le chemin ultime de la route...A y regarder de près, c'est une sacré histoire de chemin, que nous devons entendre...Mais il faut aller plus loin. Aujourd'hui, nous sommes conviés à suivre un chemin qui pourrait s'apparenter à « un Avent perpétuel » qui n'a qu'un but ; la rencontre du Seigneur qui commence ici-bas, mais qui a vocation à nous « amener à la maison du Père ». Vous le savez, il y a des chemins à parcourir durant nos vies,  souvent bien concrets, et ils connaissent leur part d'épreuves. Mais nous voici conviés à « un chemin intérieur » qui passe par les sables de nos cœurs et les chaleurs de désert qui se présentent à nous. Là se cache le message de cette étape de préparation à Noël ! Nous demander quel chemin concret et intérieur, nous suivons ? Constamment la vie se charge de nous distraire, de nous désorienter ou de nous tenter sur des chemins de traverse, qui ne sont pas tous mauvais, mais qui nous détournent parfois des vrais chemins, des vrais questions...Par le don du Baptême, nous sommes des « porte-christ » et nous avons mission de l'apporter partout, de l'annoncer partout en commençant par le réveiller en nous. La prise de conscience de sa présence  nous rend apte à cheminer autrement, c'est-à-dire, « avec lui ». Pourquoi ? Pour mieux le connaître, le goûter, vivre de sa présence, le laisser nous pousser à avancer, découvrir ses dons, ses fruits, sa force... Au fait, sur quel chemin êtes-vous ?      Père Michel Pagès